REER: le RAP en quatre temps

REER: le RAP en quatre temps

David Truong, conseiller au Centre d'expertise de Banque... (Photo François Roy, La Presse)

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David Truong, conseiller au Centre d’expertise de Banque Nationale Gestion privée 1859

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Ma Presse

DIDIER BERT
Collaboration spécialeLa Presse

Préparer sa retraite peut aussi revenir à préparer l’achat de sa première maison. Nombreux sont les épargnants qui savent que le Régime d’accès à la propriété (RAP) permet de puiser dans ses REER pour augmenter sa mise de fonds. Mais tous ne savent pas que cette possibilité ouvre des options plus larges…

Pourquoi un seul RAP ?

Le Régime d’accès à la propriété n’est pas réservé qu’aux épargnants qui n’ont jamais été propriétaires de leur logement. Si vous avez déjà été propriétaire d’une résidence principale, vous pouvez quand même vous qualifier… mais seulement si vous n’avez pas été propriétaire au cours des cinq dernières années. « La condition est alors d’avoir remboursé la totalité de son ancien RAP », précise David Truong, conseiller au Centre d’expertise de Banque Nationale Gestion privée 1859. Le REER peut alors servir de nouveau de réserve d’argent comme mise de fonds du prochain achat immobilier.

Le RAP se danse à deux

Avec le resserrement des conditions de prêt hypothécaire, les emprunteurs doivent montrer leur capacité à encaisser une hausse des taux d’intérêt. Or, le RAP leur offre davantage de flexibilité, puisqu’il leur permet d’augmenter leur mise de fonds. C’est pourquoi les conjoints devraient, plus que jamais, utiliser tous les deux leur droit au RAP. Chacun peut retirer 25 000 $ de ses REER. À deux, la mise de fonds potentielle est doublée. « 50 000 $ sur une propriété de 500 000 $, c’est 10 %… c’est considérable ! s’exclame M. Truong. Et cela évite toujours de payer davantage de frais et d’intérêts sur la partie empruntée. »

Le RAP sans REER

Il est possible de faire un RAP sans avoir de REER ! « Il suffit de cotiser dans son REER, et de raper au moins 90 jours après la cotisation, explique M. Truong. Et vous aurez droit au remboursement d’impôt. » Cette stratégie est intéressante pour un acheteur immobilier qui possède des liquidités, et qui voudrait cotiser à son REER tôt ou tard. Inversement, il est possible de faire un RAP sans projet d’achat immobilier pour soi. « On peut raper pour une autre personne si celle-ci est handicapée, et qu’elle achète ou améliore son logement », précise le conseiller de Banque Nationale Gestion privée 1859.

Pas seulement dans votre REER

Il n’y a pas que dans votre REER que vous pouvez retirer des fonds pour profiter du RAP. Il est possible de puiser dans le Régime volontaire d’épargne retraite (RVER) ou dans le REER collectif mis en place dans votre entreprise. « Vous pouvez raper sur les montants que vous avez cotisés, pas sur ceux versés par votre employeur », précise David Truong. Les fonds doivent alors être transférés dans votre REER personnel avant d’être utilisés pour le RAP. Les remboursements pourront alors être faits dans le REER personnel. La seule exception concerne le REER de la FTQ, qui doit être remboursé auprès de la même institution.

 

Le fractionnement de revenus dans la famille, et ça continue!

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Parmi l’ensemble des modifications annoncées par le fédéral relativement à la fiscalité des sociétés par actions, le traitement du revenu passif est certainement la mesure qui a créé le plus d’incertitude. Cependant, l’élargissement de l’application de l’impôt sur le revenu fractionné (IRF), ou kiddie tax, en anglais, ne laisse pas sa place.

Cet impôt spécial frappe les personnes en affaires désirant transférer des revenus imposables aux membres de leur famille.

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Faire de l’argent sans lever le petit doigt grâce au RAP

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Certains d’entre vous ont à tort vu chez moi un sceptique du régime d’accession à la propriété (RAP). La semaine dernière, je démontrais que piger dans son REER n’était pas toujours la stratégie la plus avantageuse quand l’objectif est de réunir la mise de fonds de 20 % pour l’achat d’une première maison.
Si ce n’est pas bénéfique pour faire une mise de fonds sur sa maison, pourtant la raison d’être de ce programme, quand le RAP peut-il l’être alors?

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REER ou CELI ?

REER ou CELI ?
Saviez-vous que…

Tout dépend de votre taux d’imposition

  • Si votre taux d’imposition est le même au moment où vous cotisez et au moment où vous ferez vos retraits, le CELI et le REER vous donneront le même résultat. (Attention: vous devez investir votre remboursement d’impôt dans le REER. Sinon, le CELI est gagnant.)
  • Si vous avez un haut taux d’imposition aujourd’hui et pensez avoir un taux moindre à la retraite (parce que vous aurez moins de revenus), le REER vous procurera aujourd’hui une déduction plus grande que l’impôt à payer au retrait.
  • Si vous n’en avez aucune idée, sachez qu’avec un CELI, vous investissez après avoir payé votre impôt. Avec un REER, parce que votre cotisation est déductible, vous le paierez au retrait. Quand préférez-vous payer votre impôt ?

Si vous commencez dans la vie : CELI
Lorsqu’on est en début de carrière, nos revenus sont généralement plus bas, et notre taux d’imposition aussi. Il vaut peut-être mieux privilégier le CELI. En temps et lieu, lorsque vos revenus et votre taux d’imposition auront augmenté, vous pourrez transférer des sommes dans un REER et obtenir une déduction plus élevée.

Si vous en avez les moyens : les deux
Pensez au REER comme un outil pour votre l’épargne-retraite. Pensez au CELI comme un outil pour votre épargne-retraite et tout le reste. Le CELI est plus souple, mais vous ne pouvez y cotiser que 5 500 $ par année. Le REER est plus contraignant, mais vous pouvez y investir jusqu’à 18 % de votre revenu gagné jusqu’au plafond permissible.

Perd-on à utiliser le RAP?

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Perd-on à utiliser le RAP?

Puiser dans son REER pour faire une mise de fonds à l’achat d’une première habitation, est-ce le meilleur choix financier lorsqu’on veut devenir propriétaire de son logement?

Le régime d’accès à la propriété, mieux connu sous son acronyme RAP, permet à un premier acheteur de retirer sans pénalité, ni impôt, jusqu’à 25 000 dollars de son REER. Un couple a donc accès à 50 000 dollars, pour peu qu’il y ait l’argent dans les comptes enregistrés. L’une des conditions est de rembourser ces sommes, les conjoints ont quinze ans pour le faire.

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À chaque âge son épargne

    epargne_tirelire_lingot_or_425Les moyens et les objectifs financiers varient souvent en fonction de l’âge. Or, chaque période de la vie présente des opportunités et des pièges financiers. Comment éviter les erreurs graves?

    Rubina Ahmed-Haq, de Yahoo Finance Canada, y va de quelques conseils à prodiguer aux gens en fonction de leur âge.

    LA VINGTAINE

    Aux personnes dans la vingtaine, elle recommande de mettre l’accent sur le remboursement des dettes et de commencer déjà leur épargne-retraite. Certains jeunes font l’erreur de ne pas investir assez à cet âge. C’est pourtant le moment de viser la croissance, puisque l’horizon de placement est très long.

    Le plus grand piège à cet âge est probablement la tentation de dépenser sur des éléments d’actifs qui se déprécient rapidement, comme des voitures, ou de flamber tout son argent dans des fêtes et des voyages. Au risque de s’endetter, avant même d’avoir de réelles responsabilités financières.

    LA TRENTAINE

    Dans la trentaine, des responsabilités financières, la plupart des gens n’en manquent pas. Mariage, naissance des enfants, achat d’une maison… Les finances sont souvent étirées à leur limite, voire un peu au-delà. Facile, dans ces circonstances, de perdre de vue les objectifs d’épargne-retraite. Pourtant, cela devrait rester une priorité, avant même l’épargne-étude. Après tout, soutient Rubina Ahmed-Haq, les enfants peuvent emprunter pour payer leur éducation, mais les adultes ne pourront pas le faire, eux, pour financer leur retraite.

    Le grand piège à cet âge est certainement l’endettement. Contracter une hypothèque, en particulier, doit se faire prudemment. Il peut être intéressant de calculer si les remboursements deviendront suffocants avec un taux d’intérêt plus élevé de deux pour cent que celui proposé par la banque. Il faut se garder un peu de jeu.

    LA QUARANTAINE

    La pression financière peut se relâcher un peu dans la quarantaine. Les remboursements d’hypothèque sont bien avancés et les montants investis se sont accumulés. Il est alors temps de revoir le risque. Il ne faut pas prendre le risque de voir une partie de l’épargne-retraite disparaître lors d’une correction prononcée des marchés. Il est temps de restructurer le portefeuille pour y ajouter un peu plus d’équilibre et de sécurité.

    Il faut aussi combattre ses pulsions. Dès que l’on est financièrement à l’aise, il est tentant d’augmenter ses dépenses. C’est ce que l’on appelle l’inflation du style de vie. Rien de mal à acheter une maison plus grande ou une nouvelle voiture plus luxueuse, mais il faut s’assurer que cela correspond à des besoins plus qu’à des désirs et surtout de le faire en respectant sa situation financière.

    LA CINQUANTAINE

    Dans la cinquantaine, il est temps de laisser les enfants voler de leurs propres ailes. Il faut résister à la tentation de tout payer (éducation, première maison…), au risque de compromettre sa propre situation financière. Comme l’actif financier est plus important, il est aussi crucial d’avoir un testament en ordre.

    LA SOIXANTAINE

    Dans la soixantaine, la majorité de l’épargne-retraite est accumulée, mais il faut continuer d’épargner consciencieusement pour les objectifs à court terme, comme les vacances ou les cadeaux. C’est aussi le temps de réfléchir à l’âge de la retraite. Ce choix peut avoir des conséquences sur le régime de retraite, le décaissement des investissements, etc.

    ET APRÈS?

    La tentation peut être grande, dans les soixante-dix ans et plus, de céder la gestion de ses finances à un proche ou un conseiller. Pourtant, il faut toujours les garder à l’œil. Il faut aussi essayer de rester à jour quant aux nouveaux produits et services financiers et aux nouvelles règles. Un site comme ABC LifeLiteracy Canada peut aider à ce titre.

    Êtes-vous d’accord avec les conseils de Rubina Ahmed-Haq? Quels sont vos meilleurs conseils en fonction de l’âge? Qu’est-ce qui peut venir faire dérailler le meilleur plan financier, selon vous?

     

    « L’argent, ça ne devrait pas être tabou »

    Argent_perte_425L’Institut québécois de planification financière (IQPF) lance une nouvelle campagne de promotion pour inviter les consommateurs « à réfléchir à leur rapport avec l’argent ». 

    Celle-ci repose sur une capsule interactive mettant en vedette Marie, soit un « guide » qui invite M. et Mme Tout-le-Monde à compléter un parcours web dévoilant les émotions qu’ils pourraient ressentir face à la planification financière… ou à son absence.

    Toujours dans le cadre de cette opération, l’IQPF leur propose aussi des outils pour aller plus loin, dont le recours à un expert diplômé de l’Institut afin d’« augmenter le sentiment de contrôle en matière de finances ».

    DES OUTILS PRATIQUES ET DES CONSEILS

    La capsule interactive offre notamment « des outils pour avancer », comme une « grille de budget simplifiée » élaborée par Question Retraite et SimulR, l’« outil simplifié de simulation des revenus à la retraite » de Retraite Québec. Il contient en outre de courts textes explicatifs, avec des conseils, sur les thèmes suivants : « Quatre façons de surmonter vos peurs »; « Comment parler argent avec votre conjoint, votre famille et votre patron »; « La tranquillité financière en quatre étapes »; et « Commencer à planifier votre retraite à 40 ou 50 ans ».

    « Ah, l’argent! Que de place il peut prendre dans nos vies! Vu par certains comme un but à atteindre, et par d’autres comme un mal nécessaire, il provoque un éventail d’émotions souvent contraires, allant de l’excitation à l’angoisse en passant par l’envie ou la gêne », résume l’IQPF en guise d’introduction.